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Jean-Noël Barrot appelle à donner à l’armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah
Il a appelé à renforcer les capacités de l’armée libanaise afin qu’elle puisse désarmer le Hezbollah et assumer, à terme, le rôle aujourd’hui dévolu aux forces de l’ONU.


En visite à Beyrouth, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a affirmé vendredi que l’armée libanaise devait disposer des « moyens nécessaires » pour désarmer le Hezbollah et, à terme, remplacer la force de maintien de la paix de l’ONU au Liban (FINUL), dont le mandat doit s’achever à la fin de l’année.
« La vision de la France pour le Liban est celle d’un État fort et souverain, détenant le monopole des armes », a déclaré Jean-Noël Barrot à l’AFP. Selon lui, « la première étape pour atteindre cet objectif est de permettre aux forces armées libanaises de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah ».
Le groupe terroriste soutenu par l’Iran est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, conclue par un cessez-le-feu en novembre 2024. Un responsable diplomatique français estime que « le contexte régional ouvre une fenêtre d’opportunité », en raison notamment de « l’affaiblissement du régime iranien ».
Conformément aux engagements de la trêve, l’armée libanaise a annoncé en janvier avoir achevé une première phase du plan gouvernemental de désarmement, couvrant la zone située entre le fleuve Litani et la frontière israélienne. « La deuxième phase doit désormais commencer », a souligné Jean-Noël Barrot, précisant que le plan correspondant serait présenté dans les prochains jours, avant une conférence de soutien à l’armée libanaise prévue à Paris le 5 mars.
Cette seconde étape concerne la zone comprise entre les fleuves Litani et Awali, à une quarantaine de kilomètres au sud de Beyrouth. Le Hezbollah refuse pour l’instant de remettre ses armes au nord du Litani.
Jean-Noël Barrot a également estimé que l’armée libanaise devait se préparer à « remplacer la FINUL lorsque le moment viendra ». Le Conseil de sécurité de l’ONU a en effet décidé de mettre fin au mandat de la force à la fin de l’année, après des demandes en ce sens des États-Unis et d’Israël.
Parallèlement, la pression américaine s’accentue sur Beyrouth pour accélérer le désarmement du Hezbollah. Dans ce contexte, le groupe terroriste a accepté cette semaine la démission de son chef de la sécurité, Wafiq Safa, dans ce qui apparaît comme une restructuration interne après ses lourdes pertes militaires.