- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- L'Iran bloque les entrées du site nucléaire d'Ispahan par crainte d’une frappe américaine
L'Iran bloque les entrées du site nucléaire d'Ispahan par crainte d’une frappe américaine
L'ensemble des accès aux complexes souterrains du site ont été totalement obstrués à l’aide de terre, une mesure destinée à limiter l’impact potentiel d’une attaque aérienne


Les tensions restent vives au Moyen-Orient et dans le Golfe persique, alors que plane toujours l’incertitude sur une éventuelle décision du président américain Donald Trump d’ordonner une action militaire contre Iran. Dans ce climat de crispation, Téhéran semble néanmoins se préparer concrètement à l’hypothèse d’une frappe visant ses installations nucléaires.
Selon de nouvelles images satellite publiées par l’Institute for Science and International Security, l’ensemble des accès aux complexes souterrains du site nucléaire d’Ispahan ont été totalement obstrués à l’aide de terre. Ces clichés, captés par un satellite à haute résolution, montrent que les entrées des tunnels enfouis ont été scellées, une mesure destinée à limiter l’impact potentiel d’une attaque aérienne et à compliquer toute opération de forces spéciales visant à saisir ou détruire de l’uranium enrichi susceptible d’y être stocké.
Des experts estiment également que l’Iran pourrait avoir déplacé du matériel sensible ou des équipements à l’intérieur de ces galeries afin de mieux les protéger, même si aucune confirmation officielle n’a été apportée à ce stade. Des préparatifs similaires avaient déjà été observés avant l’opération américaine de juin dernier, connue sous le nom de "Marteau de minuit", qui avait touché Ispahan ainsi que d’autres sites nucléaires stratégiques à Arak, Fordo et Natanz.
Cette stratégie de précaution s’inscrit dans une série de mesures plus larges. Fin juin, un responsable iranien de la gestion des crises avait reconnu que 82 stations de métro de Téhéran avaient été converties en abris, désormais équipés de matériel de première nécessité en prévision d’une possible attaque. Les autorités iraniennes auraient également accumulé d’importantes réserves de carburant dans des camions, utilisés comme dépôts mobiles afin de garantir la continuité logistique en cas de conflit.
Dans ce contexte tendu, l’activité américaine dans la région se poursuit. Le week-end dernier, l’émissaire spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et son conseiller Jared Kushner, ont visité le porte-avions USS Abraham Lincoln, déployé dans le golfe d’Oman. Cette visite, intervenue après des discussions avec l’Iran, aurait été organisée à l’invitation du commandant du CENTCOM, l’amiral Brad Cooper, afin d’exprimer la reconnaissance de l’administration américaine envers les soldats engagés dans la région.