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L’Iran considère le contrôle du détroit d’Ormuz comme une victoire face aux États-Unis et à Israël
Il existe toutefois une inquiétude croissante au sein du régime quant aux conséquences à long terme, notamment face à la menace pesant sur les infrastructures critiques du pays


Alors que l’opération militaire en cours entre dans son 23e jour, sans calendrier de fin clairement défini, l’Iran semble privilégier l’escalade plutôt qu’une issue diplomatique. Selon le Washington Post, Téhéran rejette pour l’heure les efforts visant à mettre fin au conflit, misant sur sa capacité à exercer une pression économique mondiale plus rapide que les États-Unis ne peuvent répondre militairement.
Des sources diplomatiques iraniennes, européennes et arabes indiquent que les dirigeants iraniens considèrent le contrôle du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour une part importante du commerce mondial de pétrole et de gaz, comme une victoire à court terme face à Washington et à Israël. Toutefois, ces mêmes sources soulignent une inquiétude croissante au sein du régime quant aux conséquences à long terme, notamment face à la menace pesant sur les infrastructures critiques du pays.
Sur le plan économique, les diplomates estiment que l’impact de la guerre sur les États-Unis et leurs alliés européens reste, pour l’instant, "modéré", sans atteindre un seuil susceptible de forcer Washington à engager des négociations. Néanmoins, la hausse marquée des prix du pétrole suscite de vives préoccupations.
Parallèlement, des médiations ont été engagées par le Qatar et Oman en vue d’un cessez-le-feu, mais l’Iran conditionne toute désescalade à un arrêt préalable des frappes par les États-Unis et Israël. Téhéran exige également des garanties de non-agression ainsi qu’une compensation financière pour les dommages subis, estimant ces conditions nécessaires pour prévenir de futures attaques.
Un diplomate iranien cité dans le rapport met en garde contre une aggravation du conflit, appelant le président américain Donald Trump à y mettre fin rapidement, faute de quoi Washington risquerait, selon lui, de s’enliser durablement dans la crise.