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L’Iran lance un exercice militaire dans le détroit d’Ormuz
Le commandement central américain a appelé les Gardiens de la Révolution à conduire leurs manœuvres "de manière sûre et professionnelle", sans perturber le trafic maritime international


L’Iran a entamé lundi un exercice naval d’envergure dans le détroit stratégique d’Ormuz, selon les médias iraniens, dans un contexte de tensions persistantes avec les États-Unis à la veille de nouvelles discussions diplomatiques. Les manœuvres, menées par la marine des Gardiens de la Révolution, sont présentées comme un entraînement combiné axé sur le renseignement et la réponse à toute menace sécuritaire en mer. Baptisé "Contrôle intelligent du détroit d’Ormuz", l’exercice vise à tester l’état de préparation opérationnelle des unités.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitent chaque jour une centaine de navires marchands, constitue un corridor maritime vital pour le commerce mondial et l’approvisionnement énergétique. Washington a mis en garde Téhéran contre toute atteinte à la liberté de navigation dans cette voie stratégique. Le commandement central américain (CENTCOM) a appelé les Gardiens de la Révolution à conduire leurs manœuvres "de manière sûre et professionnelle", sans perturber le trafic maritime international.
Dans un message aux accents fermes, les autorités américaines ont rappelé que l’armée des États-Unis dispose de forces entraînées et prêtes à intervenir, tout en exigeant de l’Iran qu’il respecte les normes internationales. Des images satellites ont par ailleurs montré la présence du porte-avions américain USS Abraham Lincoln en mer d’Arabie, au large des côtes omanaises.
Ces développements militaires interviennent alors que des discussions diplomatiques doivent se tenir mardi à Genève entre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, et des responsables de l’administration Trump. Lundi, le chef de la diplomatie iranienne s’est entretenu avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, pour ce qu’il a qualifié de "discussions techniques approfondies".
À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a reconnu que parvenir à un accord avec l’Iran serait "très difficile", tout en affirmant que les États-Unis restaient ouverts à une solution diplomatique si elle permettait de répondre aux préoccupations sécuritaires américaines. Selon lui, les négociations avec Téhéran sont complexes, notamment en raison de la nature idéologique du régime iranien.