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L'Iran profite de la trêve pour renforcer la coordination avec ses principaux alliés au Moyen-Orient (NYT)
Téhéran préparerait une stratégie visant à intensifier la pression sur les États-Unis et leurs partenaires en cas de reprise des hostilités.


Alors qu'un cessez-le-feu précaire s'est installé entre Washington et Téhéran, l'Iran prépare déjà l'éventualité d'une nouvelle escalade régionale. Selon une enquête du New York Times, des responsables des Gardiens de la Révolution ont profité de cette accalmie pour coordonner, dans la plus grande discrétion, leurs principaux alliés au Moyen-Orient.
D'après deux hauts responsables iraniens cités par le quotidien américain, des généraux de la Force Al-Qods, chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, ont tenu des réunions confidentielles avec les dirigeants du Hezbollah, des Houthis au Yémen et des milices chiites pro-iraniennes en Irak. L'objectif : préparer une riposte coordonnée si les États-Unis reprennent leurs frappes contre l'Iran.
Selon le quotidien, la stratégie iranienne vise à faire payer un prix élevé à Washington, sans provoquer un affrontement direct avec les forces américaines ou israéliennes. Les attaques seraient ainsi menées par les organisations alliées de Téhéran contre des intérêts stratégiques de ses adversaires dans la région.
Ces dernières semaines, plusieurs attaques contre des infrastructures énergétiques, des navires ou des bases accueillant des soldats américains ont illustré cette stratégie de pression indirecte. L'objectif serait également de perturber les exportations pétrolières du Golfe et d'accroître la pression économique sur les alliés des États-Unis.
Le Hezbollah occupe une place centrale dans ce dispositif. Selon des responsables libanais et plusieurs analystes cités par le New York Times, des commandants des Gardiens de la Révolution ont intégré directement les instances dirigeantes du mouvement chiite libanais, renforçant encore l'influence de Téhéran après les lourdes pertes subies par l'organisation.
« Nous jouons une grande partie d'échecs. Les milices sont les pièces de l'Iran », résume l'analyste iranien Mehdi Rahmati, estimant que Téhéran cherche désormais à orchestrer l'ensemble de ses alliés comme un réseau régional coordonné.
Pour les observateurs, cette stratégie témoigne de la volonté de l'Iran de préserver son influence régionale tout en évitant, autant que possible, une guerre ouverte avec les États-Unis et Israël.