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Le Hamas rejette toute démilitarisation de Gaza et toute tutelle étrangère
"Les Palestiniens doivent gouverner les Palestiniens. Gaza appartient à son peuple et à la Palestine", a affirmé Khaled Mechaal


Le Hamas a réaffirmé publiquement son refus catégorique de désarmer ou d’accepter une quelconque intervention étrangère dans la bande de Gaza, en opposition directe aux exigences formulées par Israël et les États-Unis dans le cadre des discussions autour de l’après-guerre. Ces déclarations ont été faites par Khaled Mechaal, l’un des principaux dirigeants de l’organisation terroriste, lors d’une conférence tenue à Doha.
Alors que Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump exigent que le Hamas renonce à ses armes dans le cadre de la deuxième phase du cessez-le-feu à Gaza, Mechaal a rejeté sans ambiguïté cette perspective. "Criminaliser la résistance, ses armes et ceux qui l’ont menée est inacceptable", a-t-il déclaré, présentant l’action armée comme une réponse légitime à ce qu’il qualifie d’occupation.
Selon le dirigeant terroriste, "tant qu’il y a occupation, il y a résistance", estimant que celle-ci constitue un droit fondamental des peuples concernés et une source de fierté nationale. Dans ce contexte, il a mis en garde contre toute tentative d’imposer une administration extérieure à Gaza, affirmant que le Hamas n’accepterait "ni tutelle, ni intervention étrangère, ni retour à un mandat sous quelque forme que ce soit".
Mechaal a toutefois appelé à une approche qu’il qualifie d'"équilibrée" de la part des instances internationales, permettant à la fois la reconstruction de Gaza et l’acheminement de l’aide humanitaire à ses quelque 2,2 millions d’habitants. Mais cette ouverture reste strictement encadrée : "Les Palestiniens doivent gouverner les Palestiniens. Gaza appartient à son peuple et à la Palestine", a-t-il insisté.
Ces prises de position contrastent fortement avec les déclarations répétées de Donald Trump, qui affirme que le Hamas aurait promis de déposer les armes et qui a menacé l’organisation terroriste de lourdes conséquences en cas de refus. Officiellement, toutefois, le Hamas n’a jamais accepté une telle condition.
Le plan américain en vingt points pour Gaza prévoit explicitement le désarmement du Hamas. Mais le communiqué publié par l’organisation terroriste en réaction à ce plan comporte de nombreuses réserves et ne mentionne pas clairement l’abandon des armes, confirmant le fossé persistant entre les exigences internationales et la position affichée par le Hamas.