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Le Hezbollah affirme que l'Iran ne signera pas d'accord final sans retrait israélien du Liban
Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a salué le rôle de l'Iran dans le conflit


Alors que les États-Unis et l'Iran doivent signer vendredi un protocole d'accord destiné à mettre fin à quatre mois de guerre au Moyen-Orient, le Hezbollah affirme avoir obtenu des garanties de Téhéran concernant le Liban. Une source haut placée du mouvement terroriste chiite a déclaré à la chaîne qatarie Al-Araby que l'Iran aurait promis de ne pas conclure d'accord final tant qu'Israël ne se sera pas retiré du territoire libanais.
Dans un communiqué publié dans ce contexte, le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a salué le rôle de l'Iran dans le conflit. Il a affirmé que Téhéran avait "versé son sang" en frappant Israël après les bombardements de la banlieue sud de Beyrouth et l'a remercié d'avoir contraint l'État hébreu à mettre fin à ses opérations militaires sur l'ensemble des fronts, y compris au Liban.
De nouveaux détails publiés par le Wall Street Journal et le Washington Post lèvent par ailleurs le voile sur les coulisses de l'accord. Selon ces informations, le président américain Donald Trump a signé dimanche, de manière virtuelle, un document préparatoire depuis sa résidence privée, aux côtés du vice-président JD Vance. Du côté iranien, la signature aurait été apposée par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. Cette étape doit être suivie d'une cérémonie officielle prévue vendredi à Genève.
Les éléments de l'accord dévoilés par des responsables iraniens montrent que Téhéran pose plusieurs conditions préalables à l'ouverture des négociations finales. Parmi elles figurent un cessez-le-feu permanent et immédiat sur tous les fronts, y compris au Liban, la levée du blocus maritime dans un délai de 30 jours, la suspension des sanctions sur les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques, ainsi que le déblocage d'une partie des avoirs iraniens gelés avant même le début des discussions.
Interrogé lundi sur cet accord, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a reconnu ne pas en connaître les détails. De son côté, Donald Trump a assuré en marge du sommet du G7 que les relations entre Washington et Téhéran étaient désormais "normalisées". Concernant le programme nucléaire iranien, il a réaffirmé que l'Iran n'obtiendrait pas l'arme nucléaire et indiqué que les États-Unis surveillaient étroitement les installations iraniennes. Il a également affirmé que d'autres pays pourraient rejoindre les accords d'Abraham, estimant que l'Iran constituait jusqu'à présent le principal obstacle à leur élargissement.