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"Les implantations à Gaza ne font pas partie du plan de paix", affirme Mike Huckabee
L'ambassadeur américain en Israël a souligné que l'État hébreu ne sera pas contraint de prendre des mesures compromettant sa sécurité


L'ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, s'est exprimé jeudi matin sur l'initiative du Conseil de paix du président Trump et la situation dans la bande de Gaza. Lors d'une interview accordée à la radio Kan Reshet Bet, il a apporté des éclaircissements sur plusieurs sujets sensibles, notamment les contributions financières et l'avenir du territoire gazaoui.
Concernant les informations selon lesquelles chaque pays rejoignant le Conseil de paix, y compris Israël, devrait verser un milliard de dollars pour la reconstruction de Gaza, Huckabee a démenti ces rumeurs. "Les pays qui rejoindront n'auront pas à payer de 'taxe d'entrée' d'un milliard de dollars", a précisé l'ambassadeur. Il a toutefois indiqué qu'une contribution future à la reconstruction est attendue des membres du conseil.
L'ambassadeur a estimé qu'Israël devra bientôt ouvrir le passage de Rafah. "Je crois que cela arrivera prochainement, qu'Israël ouvrira le passage. Je pense qu'Israël va prendre une décision à ce sujet dans un avenir proche", a-t-il déclaré.
Sur la question sensible des implantations juives dans la bande de Gaza, projet défendu par certains ministres du gouvernement israélien, Huckabee a refroidi les ardeurs : "Je ne crois pas que les implantations au nord de la bande de Gaza fassent partie du plan de paix américain." Il a néanmoins souligné qu'Israël ne sera pas contraint de prendre des mesures compromettant sa sécurité avant que le Conseil de paix ne soit pleinement opérationnel.
L'ambassadeur a pris la défense de Jared Kushner, gendre et conseiller du président, récemment critiqué par des ministres israéliens l'accusant de "vivre dans l'illusion". "Nous devons reconnaître le mérite de Kushner qui nous a amenés jusqu'ici. Il y a un cessez-le-feu depuis quatre mois et nous n'avons pas besoin de courir aux abris. Ce n'est pas parfait, mais c'est un calme bénéfique pour le peuple israélien", a-t-il affirmé.
Sur le dossier iranien, interrogé sur le report de la frappe prévue et les menaces de Trump d'"effacer l'Iran", Huckabee a envoyé un message ferme à Téhéran : "À la place de l'Iran, je prendrais les paroles du président au sérieux. Le président a montré cet été qu'il n'avait pas peur de frapper, comme il l'a fait à Fordo."
Concernant la composition du Conseil de paix et l'opposition israélienne à l'implication de la Turquie et du Qatar, l'ambassadeur a reconnu comprendre les réticences de Netanyahou, tout en affirmant que le président Trump soutient Israël et que rien ne changera cela.