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Benjamin Netanyahou exclut toute présence de soldats turcs ou qataris à Gaza
Le Premier ministre israélien a reconnu l’existence d’un "différend" avec les États-Unis sur ce sujet


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi qu’aucun soldat turc ou qatari ne serait déployé dans la bande de Gaza, reconnaissant l’existence d’un "différend" avec les États-Unis sur ce sujet. Il s’exprimait lors d’un débat particulièrement tendu au plénum de la Knesset, convoqué à l’initiative de l’opposition et réunissant les 40 signatures requises par le règlement parlementaire.
Cette déclaration intervient dans le contexte de l’annonce récente par le président américain Donald Trump de la création du Conseil de paix pour Gaza, un organe chargé d’accompagner la gestion du territoire gazaoui après la guerre et incluant des représentants de la Turquie et du Qatar. "Il n’y aura pas de soldats turcs ou qataris dans la bande de Gaza", a martelé Netanyahou, tout en précisant qu’Israël n’était pas aligné avec Washington sur la composition du conseil consultatif lié à ce processus.
Le Premier ministre a indiqué qu’Israël se préparait à entrer dans la deuxième phase du plan Trump, tout en rappelant que le retour du corps de l’otage israélien assassiné Ran Gvili, exigé dans la première phase de l’accord, n’avait pas encore eu lieu. Selon lui, cette seconde phase repose sur un objectif clair : le désarmement des terroristes du Hamas et la démilitarisation complète de Gaza. "Ces objectifs seront atteints, par la voie facile ou par la voie difficile", a-t-il averti.
Netanyahou a également adressé une mise en garde directe à l’Iran, promettant une riposte d’une ampleur inédite en cas d’attaque contre Israël.
Dans l’opposition, le ton est monté. Le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, a accusé le Premier ministre d’avoir été marginalisé par Donald Trump, estimant que la composition du conseil de gouvernance de Gaza avait été annoncée "par-dessus sa tête". Il a dénoncé la participation de la Turquie et du Qatar, qualifiés d’"hôtes" et de partenaires idéologiques des terroristes du Hamas, ainsi que le rôle central, selon lui, de l’Autorité palestinienne dans un comité de technocrates chargé de la gestion quotidienne de Gaza. Lapid a présenté deux hypothèses : soit Netanyahou aurait donné son accord en coulisses, soit le président américain ne le prendrait plus au sérieux.
Le débat, initialement consacré à la flambée de la violence et de la criminalité dans le secteur arabe en Israël, a aussi donné lieu à de vives critiques contre le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Mansour Abbas, chef du parti Ra’am, a accusé le gouvernement d’abandonner les citoyens, tandis que Benny Gantz a estimé que le maintien de Ben-Gvir à son poste mettait le pays en danger.
Netanyahou a rejeté ces accusations, assurant que son gouvernement traitait la criminalité comme un défi national majeur. Il a affirmé que les organisations criminelles devaient être considérées comme des organisations terroristes et a promis une lutte sans relâche, rejetant la responsabilité de la situation actuelle sur le précédent gouvernement.