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Liban : le chef de la diplomatie exige que l’Iran cesse d’armer et de financer le Hezbollah
Youssef Raggi a également appelé Téhéran et ses alliés à cesser leurs attaques contre les États membres du Conseil de coopération du Golfe ainsi que contre la Jordanie


Le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, a lancé ce dimanche un avertissement à l’Iran, l’appelant à respecter la souveraineté du Liban et à cesser son soutien militaire et financier au Hezbollah. Il s’est exprimé lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Organisation de la coopération islamique, organisée en Irak.
Le chef de la diplomatie libanaise a demandé à Téhéran de ne plus s’opposer aux décisions prises par le gouvernement de Beyrouth et de mettre fin à ses ingérences dans les affaires intérieures du pays. Il a également appelé l’Iran et ses alliés à cesser leurs attaques contre les États membres du Conseil de coopération du Golfe ainsi que contre la Jordanie.
Youssef Raggi a rappelé que le gouvernement libanais avait décidé, en août 2025, de réserver le port d’armes aux seules forces de sécurité légitimes et d’étendre l’autorité de l’État à l’ensemble du territoire national.
« Il ne peut y avoir de souveraineté sans monopole des armes, ni de stabilité lorsque les décisions sont prises en dehors des institutions de l’État », a-t-il déclaré en substance, défendant la nécessité de renforcer les institutions libanaises.
Le ministre a directement mis en cause le Hezbollah, soutenu par l’Iran, auquel il reproche d’avoir entraîné le Liban dans deux conflits avec Israël, en octobre 2023 puis en mars 2026, malgré les avertissements du gouvernement. Il a dénoncé les conséquences de ces guerres pour le pays, notamment les pertes humaines, les destructions et l’occupation de territoires libanais par l’armée israélienne.
Dans le même temps, Raggi a condamné les opérations militaires israéliennes, accusant Israël d’avoir porté atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban. Il a évoqué des milliers de morts et des pertes économiques se chiffrant en milliards de dollars.
Le chef de la diplomatie a enfin évoqué l'accord-cadre conclu en juin 2026 avec les États-Unis et Israël qui prévoit, selon lui, le retrait des forces israéliennes du Liban, le retour des personnes déplacées, la reconstruction des zones touchées, la libération des prisonniers et le renforcement du contrôle de l’État libanais sur les armes.
Dans les faits, ces développements sont conditionnés au désarmement du Hezbollah et à une reprise en main du sud du Liban par l'armée libanaise.