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Un opposant au régime iranien redoute une guerre civile et doute d’un soulèvement populaire
Dans des propos particulièrement virulents, il a affirmé que le problème ne résidait pas uniquement dans les autorités iraniennes, mais aussi dans ceux qui continuent de les soutenir


Un opposant au régime iranien, interrogé jeudi depuis l’Iran par i24NEWS, s’est montré sceptique quant à la possibilité d’un nouveau soulèvement populaire capable de renverser le pouvoir. Selon lui, l’élan qui aurait pu provoquer un changement dans les jours ou les semaines suivant les précédents événements s’est progressivement dissipé. "Les gens se sont habitués à cette situation, et les partisans du régime n’ont plus peur", a-t-il expliqué, affirmant que ces derniers avaient commencé à reprendre progressivement le contrôle du terrain.
L’opposant s’en est également pris aux membres du Bassidj, la force paramilitaire liée aux Gardiens de la révolution, qu’il décrit comme l’un des principaux piliers du régime. Dans des propos particulièrement virulents, il a affirmé que le problème ne résidait pas uniquement dans les autorités iraniennes, mais aussi dans ceux qui continuent de les soutenir. Selon lui, le pouvoir "se nourrit" précisément de cette base militante.
Interrogé sur la capacité de la population à descendre dans la rue et à renverser le régime, il a estimé qu’une telle tâche ne pouvait pas reposer sur de simples citoyens. Il a notamment souligné la puissance de la propagande officielle, jugeant qu’aucun autre pays ne pouvait rivaliser avec le régime iranien dans ce domaine. Il a également affirmé connaître des Iraniens convaincus qu’Israël aurait déjà pu mettre un terme à la situation si la décision lui appartenait entièrement, mais que l’issue dépendait également du président américain Donald Trump.
"Il est difficile de savoir si ce régime tombera", a-t-il ajouté, mettant surtout en garde contre les conséquences d’un armement généralisé de la population. "J’ai vraiment peur d’une guerre civile. Si les Iraniens s’arment, qui sait où ces armes finiront ?", a-t-il déclaré. À ses yeux, toute tentative sérieuse de renversement du régime nécessiterait des groupes structurés et organisés, capables d’assumer ensuite la direction du pays, plutôt qu’un mouvement spontané de citoyens.