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Washington s’oppose au maintien à long terme de Tsahal annoncé par Israel Katz au sud du Liban
Les États-Unis jugent qu’une présence militaire permanente serait contraire à l’accord-cadre, tout en conditionnant le retrait au désarmement vérifié du Hezbollah.


L’administration américaine a publiquement désapprouvé les déclarations du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, concernant le maintien à long terme de Tsahal dans le sud du Liban.
« Une présence militaire permanente dans le sud du Liban n’est pas conforme aux engagements pris dans le cadre de l’accord, ni à la paix et à la sécurité à long terme des deux États », a déclaré un responsable du département d’État à i24NEWS.
Washington rappelle qu’Israël avait assuré ne nourrir aucune ambition territoriale au Liban et demande à toutes les parties de respecter le cadre sécuritaire conclu entre Israël, le Liban et les États-Unis.
Le responsable américain a toutefois précisé que l’accord ne prévoyait pas un retrait israélien immédiat et sans condition. Celui-ci doit prendre la forme d’un redéploiement progressif, lié au désarmement vérifié du Hezbollah et au démantèlement de ses infrastructures militaires.
L’armée libanaise a commencé à intervenir dans les premières « zones pilotes » prévues par l’accord. Les États-Unis assurent qu’ils continueront à soutenir la mise en œuvre complète de ce processus, tout en réaffirmant leur attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban.
La réaction américaine intervient après une visite d’Israel Katz auprès des soldats israéliens déployés dans des villages frontaliers libanais. Le ministre leur a demandé de se préparer, sur les plans opérationnel et logistique, à une présence prolongée afin d’éliminer les tunnels et les infrastructures du Hezbollah.
Depuis le secteur du Beaufort, Israel Katz a affirmé que Tsahal avait détruit des tunnels et pris le contrôle de positions protégeant Metula et les localités du nord d’Israël.
« Comme le Premier ministre et moi-même l’avons clairement affirmé, nous ne nous retirerons pas de cette zone de sécurité », a-t-il déclaré.
Le ministre a exclu tout retrait des zones de sécurité au Liban, mais également en Syrie et dans la bande de Gaza. Il a présenté cette politique comme l’une des principales leçons du 7 octobre, estimant que la présence avancée de Tsahal était indispensable pour protéger les populations israéliennes contre les infiltrations et les tirs.