Benjamin Netanyahou : "Avec ou sans accord, nous empêcherons l’Iran de posséder l’arme nucléaire"
"Le sionisme a gagné. Theodor Herzl, a gagné. Et avec l’aide de Dieu et le courage de nos combattants, nous gagnons", a-t-il déclaré lors de la réinhumation de Shimon Leib et Rivka Herzl


Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a profité mercredi de la cérémonie de réinhumation de Shimon Leib et Rivka Herzl, les grands-parents de Theodor Herzl, au mont Herzl à Jérusalem, pour établir un parallèle entre la vision du fondateur du sionisme politique et les défis sécuritaires actuels d’Israël.
Évoquant "le long voyage de la famille Herzl, de la terre étrangère à la terre de Sion", Benjamin Netanyahou a affirmé que celui-ci s’achevait symboliquement avec le retour des dépouilles depuis la Serbie. Il a insisté sur les racines juives de la pensée de Herzl, nourrie selon lui par la tradition familiale, la Bible et la transmission entre les générations.
Le Premier ministre a présenté Theodor Herzl comme un "Moïse moderne", expliquant régulièrement cette comparaison aux dirigeants étrangers reçus dans son bureau. "Herzl a créé les conditions qui nous ont conduits vers la Terre promise", a-t-il déclaré, saluant sa capacité à associer vision politique et pragmatisme. Selon lui, les prières et les aspirations de ses grands-parents sont devenues, chez leur petit-fils, "un programme d’action concret qui a changé le cours de l’histoire juive".
Benjamin Netanyahou a également relié cet héritage à la guerre actuelle, affirmant qu’Israël incarnait une "volonté inébranlable" face aux pressions. Il a loué "l’esprit des Maccabées" qui, selon lui, anime la jeune génération engagée dans les combats.
Le chef du gouvernement a ensuite abordé les divisions internes, appelant à l’unité sur les questions essentielles. Revenant sur une rencontre avec de nouvelles recrues de Tsahal, il a affirmé avoir vu des jeunes "venus de toutes les régions, religieux et laïcs, Juifs et non-Juifs", unis autour de la défense du pays.
Sur le plan diplomatique, Benjamin Netanyahou a exclu la création d’un État palestinien qu’il a qualifié d’"État terroriste", estimant que le 7 octobre avait renforcé certaines convictions au sein de la société israélienne.
Il a surtout réaffirmé sa détermination à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, après des déclarations attribuées au commandant des Gardiens de la révolution sur la poursuite du programme nucléaire. "Avec ou sans accord, je suis déterminé, nous sommes tous déterminés, à faire tout ce qui est nécessaire pour garantir notre sécurité et notre avenir", a-t-il lancé.
Benjamin Netanyahou a salué Donald Trump comme "le plus grand ami qu’Israël ait eu à la Maison-Blanche" et affirmé apprécier les efforts conjoints avec les États-Unis contre les ambitions nucléaires iraniennes. "L’existence d’Israël n’est pas négociable", a-t-il insisté.
Concluant son discours, il a rendu hommage à la famille Herzl et affirmé que le rêve sioniste était devenu réalité : "Le sionisme a gagné. Le petit-fils, Theodor Herzl, a gagné. Et avec l’aide de Dieu et le courage de nos combattants, nous gagnons."