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Benjamin Netanyahou : "Personne ne dit à Donald Trump ce qu’il doit faire"
Le Premier ministre israélien a rejeté les accusations selon lesquelles il chercherait à pousser les États-Unis à prolonger la guerre contre l'Iran


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a rejeté les accusations selon lesquelles il chercherait à pousser le président américain Donald Trump à prolonger l’engagement militaire des États-Unis contre l’Iran. Dans un entretien accordé mercredi à ABC News, il a insisté sur le fait que les décisions finales appartenaient au dirigeant américain.
"Personne ne dit au président Trump ce qu’il doit faire", a-t-il affirmé, démentant également avoir trompé Washington sur la possibilité d’un effondrement rapide du régime iranien. Selon lui, les échanges à la Maison Blanche ont porté sur plusieurs options : poursuivre les négociations avec Téhéran, maintenir la pression autour du détroit d’Ormuz ou mener de nouvelles opérations militaires.
"Nous avons examiné les trois possibilités ouvertement, entre amis et alliés. Mais c’est sa décision", a-t-il souligné. Benjamin Netanyahou a décrit les États-Unis comme le "partenaire principal" de l’alliance, tout en rappelant qu’il devait défendre les intérêts et la sécurité d’Israël.
Le chef du gouvernement israélien s’est également dit profondément méfiant à l’égard de l’Iran. "Ils mentent toujours, ils trichent toujours et ils cherchent toujours à gagner du temps", a-t-il déclaré, tout en estimant qu’une combinaison de pressions diplomatiques et économiques pouvait encore être testée.
Benjamin Netanyahou a par ailleurs répondu aux critiques du vice-président américain JD Vance, qui avait évoqué des campagnes financées par des acteurs israéliens afin de faire échouer les discussions entre Washington et Téhéran. Il a assuré avoir clarifié la question lors d’un échange avec lui et nié qu’il s’agisse de la politique d’Israël.
Interrogé sur l’érosion du soutien à Israël aux États-Unis, il a mis en cause les campagnes de manipulation menées sur les réseaux sociaux par des puissances étrangères. Il a reconnu être préoccupé par cette évolution et réaffirmé l’importance d’un soutien bipartisan à Israël.
Le Premier ministre a enfin averti que toute nouvelle attaque iranienne contre Israël constituerait une "erreur extrêmement dangereuse" et entraînerait une riposte très forte. Selon lui, l’Iran est aujourd’hui "plus faible que jamais", tandis qu’Israël est "plus fort que jamais". Il a toutefois reconnu que le régime de Téhéran ne s’était pas encore effondré, tout en affirmant qu’il finirait par tomber.