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Le Pentagone prépare des options militaires pour un "coup final" contre l’Iran
Ces options pourraient inclure une campagne massive de frappes aériennes, voire des opérations terrestres, si les négociations en cours n’aboutissent pas rapidement


Le Pentagone élabore plusieurs scénarios militaires en vue d’un possible "coup final" contre l’Iran, dans un contexte de tensions croissantes et d’impasse diplomatique. Selon plusieurs responsables américains, ces options pourraient inclure une campagne massive de frappes aériennes, voire des opérations terrestres, si les négociations en cours n’aboutissent pas rapidement ou si le détroit d’Ormuz reste fermé, perturbant gravement le commerce énergétique mondial.
Parmi les pistes envisagées figurent la prise ou le blocus de sites stratégiques, notamment l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien, ainsi que les îles de Larak et d’Abu Musa, situées à proximité du détroit d’Ormuz et essentielles au contrôle de cette voie maritime clé. D’autres options incluent l’interception de navires transportant du pétrole iranien ou des opérations plus profondes visant les installations nucléaires, notamment pour sécuriser ou neutraliser les stocks d’uranium hautement enrichi. Une alternative moins risquée consisterait à mener des frappes aériennes de grande ampleur contre ces sites sensibles.
Le président Donald Trump n’a pas encore tranché entre ces différents scénarios, mais ses conseillers indiquent qu’il se tient prêt à intensifier l’action militaire si aucun progrès tangible n’est réalisé sur le plan diplomatique. La Maison-Blanche a d’ailleurs récemment averti que les États-Unis pourraient frapper "plus durement que jamais" en l’absence d’accord, tout en poursuivant le déploiement de renforts militaires dans la région, incluant des escadrons de chasse, des unités de Marines et des troupes aéroportées.
De leur côté, les autorités iraniennes se montrent profondément méfiantes vis-à-vis des intentions américaines, soupçonnant Washington d’utiliser les négociations comme couverture pour préparer des opérations militaires. Le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf a ainsi affirmé que l’Iran surveillait étroitement les mouvements de ses adversaires et a menacé de représailles massives contre toute tentative d’attaque, notamment contre des pays de la région.
Malgré ces tensions, des efforts de médiation se poursuivent en coulisses, impliquant notamment le Pakistan, l’Égypte et la Turquie, afin d’organiser une reprise des discussions entre Washington et Téhéran. Si l’Iran a rejeté les premières propositions américaines, il n’a pas totalement fermé la porte à un dialogue, même si la méfiance persistante, notamment au sein des Corps des gardiens de la révolution islamique, complique toute avancée à court terme.