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"Les frappes contre l'Iran n'entraîneront pas la chute du régime", selon un ancien chef de la CIA
Selon David Petraeus, le guide suprême Ali Khamenei reste un idéologue intransigeant, peu susceptible de céder sur les dossiers fondamentaux, notamment le nucléaire


Alors que les tensions entre Washington et Téhéran s’intensifient, l’ancien directeur de la CIA David Petraeus a averti que d’éventuelles frappes américaines contre l’Iran ne provoqueraient pas de changement de régime. Intervenant dimanche sur une station de radio américaine, il a estimé qu’une action militaire, même substantielle, aurait des effets limités sur le pouvoir en place.
"Soyons lucides : cela ne mènera pas à un changement de régime", a-t-il affirmé, tout en reconnaissant qu’il pourrait soutenir des frappes visant à affaiblir le programme balistique iranien ou à endommager les forces de sécurité. Selon lui, le guide suprême Ali Khamenei reste un idéologue intransigeant, peu susceptible de céder sur les dossiers fondamentaux, notamment le nucléaire.
Ces déclarations interviennent alors que des négociations se poursuivent entre diplomates américains et iraniens sur le programme nucléaire de Téhéran. Le président Donald Trump maintient officiellement la porte ouverte à la diplomatie, tout en renforçant la présence militaire américaine au Moyen-Orient en cas d’échec des pourparlers.
Vendredi, Donald Trump a exhorté l’Iran à "mieux négocier un accord équitable". Il a également évoqué le chiffre de 32 000 manifestants tués en Iran, avancé par des groupes d’opposition iraniens, un bilan nettement supérieur à d’autres estimations. Le président américain a exprimé sa compassion envers la population iranienne, qu’il distingue des dirigeants du pays, décrivant une situation "très triste" et affirmant que les Iraniens "vivent en enfer".
David Petraeus a également souligné la menace que représente, selon lui, le programme nucléaire iranien pour les alliés régionaux des États-Unis, notamment Israël. Il a rappelé le soutien de Téhéran à plusieurs organisations terroristes, dont le Hezbollah, le Hamas, les Houthis et des milices chiites en Irak. À ses yeux, si l’Iran ne montre aucune flexibilité, il pourrait s’exposer à une démonstration "très substantielle" de la puissance militaire américaine.