- i24NEWS
- International
- Un ancien ambassadeur des États-Unis en Israël évoque une possible tentative d’élimination d'Ali Khamenei
Un ancien ambassadeur des États-Unis en Israël évoque une possible tentative d’élimination d'Ali Khamenei
Cette élimination ne conduirait pas automatiquement à un changement de régime mais pourrait au contraire déboucher sur une prise de contrôle par les Gardiens de la révolution, estime Dan Shapiro


Dan Shapiro, ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, a estimé ce week-end que le président Donald Trump pourrait chercher à éliminer le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, dans les prochains jours.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux samedi, Dan Shapiro affirme que les récents propos de Donald Trump appelant à un changement de leadership en Iran, combinés aux attaques verbales d’Ali Khamenei contre le président américain, laissent présager une action directe. Selon lui, le déploiement prochain d’un groupe aéronaval américain au Moyen-Orient renforcerait la capacité de Washington à mener des frappes de grande ampleur en Iran et à faire face à d’éventuelles représailles.
L’ancien diplomate évoque un scénario dans lequel une tentative contre le guide suprême pourrait être accompagnée de frappes ciblées contre les structures de commandement des Gardiens de la révolution islamique et des forces paramilitaires Bassidj. Une telle opération permettrait, selon Shapiro, à Donald Trump d’affirmer qu’il soutient les manifestants iraniens qu’il a publiquement encouragés et qu’il tient le régime pour responsable de la répression meurtrière des protestations.
Dan Shapiro met toutefois en garde contre toute illusion sur les conséquences politiques d’une telle action. L’élimination d’Ali Khamenei, si elle devait se produire, ne conduirait pas automatiquement à un changement de régime. Elle pourrait au contraire déboucher sur une prise de contrôle directe par les Gardiens de la révolution et sur la poursuite d’un système autoritaire et agressif. Le véritable changement, insiste-t-il, ne pourra venir que du peuple iranien, avec un soutien international durable et principalement non militaire.
Ces déclarations interviennent après une interview accordée par Donald Trump à Politico, dans laquelle le président a estimé qu’il était "temps de chercher un nouveau leadership en Iran", une prise de position perçue comme l’appel le plus explicite à un changement de régime depuis le début de la crise.
De son côté, Ali Khamenei a accusé les États-Unis d’être responsables des violences en Iran, affirmant que Washington cherchait à "avaler" le pays. Il a également mis en cause Israël et les services de renseignement occidentaux, qu’il accuse d’avoir orchestré les troubles et formé les dirigeants des émeutes à l’étranger. Tout en assurant ne pas vouloir entraîner l’Iran dans une guerre, le guide suprême a promis que les responsables, qu’il qualifie de criminels internationaux ou locaux, seraient punis.
Après un pic de tensions en milieu de semaine, Donald Trump a toutefois affirmé que la répression contre les manifestants s’était arrêtée, laissant planer l’incertitude sur la suite des événements.