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L’Iran rejette les accusations d’ingérence du président libanais
Cette passe d’armes intervient alors que le Hezbollah a rejeté le nouvel accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban sous médiation américaine.


Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté les accusations du président libanais Joseph Aoun, qui a affirmé que Téhéran utilisait le Liban comme une « monnaie d’échange » dans ses négociations avec les États-Unis. Cette passe d’armes intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et alors que le Hezbollah a rejeté le nouvel accord de cessez-le-feu négocié entre Israël et le Liban sous médiation américaine.
Dans un message publié sur le réseau social X, Abbas Araghchi a dénoncé les propos du chef de l’État libanais. « À entendre M. Aoun, on pourrait croire que c’est l’Iran qui occupe un cinquième du Liban, a déplacé un quart de sa population et bombarde le pays quotidiennement », a-t-il déclaré. Le chef de la diplomatie iranienne a également affirmé que « si le Liban avait été une monnaie d’échange pour l’Iran, un accord aurait été conclu depuis longtemps ».
https://x.com/i/web/status/2063105906217214010
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S’adressant directement au président libanais, Araghchi a ajouté : « Sauvez le Liban de son véritable ennemi, Monsieur le Président », dans une allusion transparente à Israël.
La veille, Joseph Aoun avait accusé l’Iran de faire passer ses intérêts stratégiques avant ceux du Liban. Selon lui, les Libanais paient le prix des calculs régionaux de Téhéran au moment où le pays tente de sortir de la crise provoquée par des mois de guerre entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Ces déclarations illustrent les tensions croissantes entre Beyrouth et Téhéran, alors que les autorités libanaises cherchent à réaffirmer leur souveraineté et à consolider le cessez-le-feu conclu avec Israël. Elles mettent également en lumière les divergences entre l’État libanais et le Hezbollah, qui continue de rejeter tout accord susceptible de limiter son influence militaire dans le pays.