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La Syrie envisagerait une action militaire contre le Hezbollah
Damas affirme empêcher toute tentative du Hezbollah de consolider sa présence sur le territoire syrien


Les tensions entre le pouvoir syrien et le Hezbollah semblent s’intensifier. Selon un responsable sécuritaire syrien interrogé par les médias israéliens, "le compte avec le Hezbollah reste ouvert", tandis que Damas affirme empêcher toute tentative de l’organisation de consolider sa présence sur le territoire syrien.
D’après cette source, les autorités syriennes concentrent actuellement leurs efforts sur le démantèlement des infrastructures établies par le Hezbollah côté syrien de la frontière. Mais le régime ne cacherait pas non plus son intention de viser les positions du mouvement chiite le long de la frontière libano-syrienne, notamment dans la région de la Bekaa.
Un autre responsable proche du pouvoir syrien a affirmé que, selon leurs informations, des membres du Hezbollah seraient entrés dans la localité chiite d’Al-Qousseir, près de Homs et de la frontière libanaise, dans les jours précédant la chute de Bachar al-Assad. Ils y auraient saisi d’importantes quantités d’armes avant leur transfert vers le Liban.
Si les relations entre Damas et les autorités libanaises se seraient améliorées ces dernières semaines, cette dynamique ne concernerait pas le Hezbollah. Le régime syrien n’exclurait pas une action militaire contre le mouvement en raison de ses activités sous l’ère Assad. Récemment encore, Damas a accusé le Hezbollah d’être lié à une cellule ayant tiré des roquettes vers le quartier huppé d’Al-Mezzeh, à l’ouest de la capitale syrienne.
Le quotidien libanais Al-Akhbar, proche du Hezbollah, a rapporté que Beyrouth redouterait que la Syrie ne profite d’un éventuel affrontement entre les États-Unis et l’Iran pour agir contre l’organisation. Dans le même temps, des médias libanais opposés au Hezbollah affirment que Damas aurait tenté, via des intermédiaires, de récupérer des missiles que le mouvement aurait transférés vers des dépôts dans la vallée de la Bekaa avant la chute d’Assad.
Ces démarches n’ayant pas abouti, les autorités syriennes auraient informé l’administration américaine et d’autres acteurs régionaux qu’elles pourraient être contraintes de régler la question par leurs propres moyens, laissant planer la possibilité d’une escalade militaire sur la frontière libano-syrienne.