Grâce de Netanyahou : "je respecte Trump mais j'agirai selon nos lois", déclare Isaac Herzog à Davos
"Une solution doit être trouvée, pour le reste, je m'en remettrai à la procédure judiciaire"


Le président israélien Isaac Herzog s'est exprimé jeudi matin au Forum économique mondial de Davos, abordant notamment la demande de grâce du Premier ministre Benjamin Netanyahou. Le chef de l'État a souligné qu'il s'agit d'un processus juridique et qu'il agira conformément au système constitutionnel du pays. "Une solution doit être trouvée, pour le reste, je m'en remettrai à la procédure judiciaire. Je respecte beaucoup Trump, mais j'agirai selon les lois du système juridique", a-t-il déclaré.
Le président a également évoqué la transition vers la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza. Selon lui, le plan de reconstruction du territoire gazaoui ne peut progresser sans le désarmement du Hamas et tant que l'organisation terroriste contrôle le territoire.
"Après le désarmement du Hamas, il y aura un plan pour Gaza avec des implications historiques pour toute la région. Il y aura un gouvernement de technocrates. Le grand test du passage de la phase A à la phase B est que le Hamas ne contrôle plus Gaza", a-t-il affirmé. Herzog a précisé que cette transition n'est pas conditionnée au retour du corps de l'otage Ran Gvili.
Interrogé sur un éventuel accord de normalisation avec l'Arabie saoudite, Herzog s'est montré optimiste : "L'Arabie saoudite est une nation importante et mon rêve est de voir le prince héritier signer un accord de normalisation avec nous. Les accords d'Abraham montrent déjà une grande stabilité et influence malgré la tempête au Moyen-Orient. L'Arabie saoudite est la maison des musulmans sunnites, et la vision d'une alliance saoudo-israélienne devrait être celle de tout le Moyen-Orient."
Concernant l'avenir politique d'Israël, le président a reconnu qu'une année électorale difficile s'annonce, avec de nombreux enjeux dont celui d'un État palestinien. "Depuis le 7 octobre, il y a une réflexion renouvelée sur l'avenir. Je crois qu'il faut construire un bon avenir entre Palestiniens et Juifs, mais il est difficile de dire quelle forme cela prendra", a-t-il conclu.