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Nucléaire iranien : Israël accentue la pression, Washington et Téhéran au bord de la rupture
Les autorités israéliennes ont clairement fait savoir qu’il était possible de faire pression davantage sur Téhéran, compte tenu de la fragilité actuelle du pouvoir iranien


Alors que les discussions prévues entre les États-Unis et l’Iran semblent au point mort, Israël a intensifié ses messages auprès de Washington, estimant que le régime iranien se trouve dans une position de vulnérabilité inédite. Les autorités israéliennes ont clairement fait savoir à l’émissaire américain Steve Witkoff qu’il était possible de faire pression davantage sur Téhéran, compte tenu de la fragilité actuelle du pouvoir iranien.
Sous impulsion israélienne, les États-Unis ont tenté d’élargir l’agenda des discussions prévues vendredi, en y intégrant non seulement le dossier nucléaire, mais aussi les missiles balistiques iraniens, l’activité régionale de Téhéran et la situation du peuple iranien. Une approche fermement rejetée par Iran, qui exige des négociations strictement limitées à la question nucléaire, avertissant que tout élargissement risquerait de faire échouer les pourparlers.
Dans ce contexte tendu, le Premier ministre israélien doit tenir jeudi une réunion sécuritaire avec les chefs de l’appareil de défense, tandis que les ministres ont été convoqués en urgence à une réunion du cabinet prévue le lendemain, sur fond d’incertitude diplomatique et stratégique.
En coulisses, la Turquie et le Qatar auraient activement œuvré pour sauver les discussions entre Washington et Téhéran, exerçant des pressions discrètes afin d’éviter une rupture totale. À Jérusalem, toutefois, l’hypothèse d’un échec des négociations était largement anticipée, les responsables israéliens estimant qu’il n’y a "aucune raison de faire confiance aux Iraniens".
Avant même les revirements successifs des deux capitales, le site américain Axios avait rapporté l’annulation des discussions prévues à Istanbul, après que Washington a refusé toute modification du lieu ou du format. "C’était à prendre ou à laisser", a résumé un haut responsable américain, ajoutant que les États-Unis restaient prêts à reprendre les discussions rapidement si Téhéran revenait aux conditions initiales.
Côté iranien, les médias officiels accusent des "fauteurs de guerre coordonnés avec Israël" de chercher à torpiller la diplomatie afin d’empêcher tout accord. En parallèle, Israël aurait demandé aux États-Unis une liberté d’action opérationnelle en Iran, réclamant notamment l’arrêt de l’enrichissement de l’uranium et de la production de missiles balistiques, considérés à Jérusalem comme une menace majeure, au-delà du seul dossier nucléaire.