- i24NEWS
- International
- Donald Trump privilégie "un accord avec l’Iran, sans nucléaire ni missiles"
Donald Trump privilégie "un accord avec l’Iran, sans nucléaire ni missiles"
"Je ne sais pas si un accord est possible avec ce régime… Ils n’ont pas été honnêtes avec nous au fil des années", a-t-il ajouté


À la veille de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le président américain Donald Trump a affirmé préférer une solution diplomatique avec Téhéran, tout en brandissant la menace d’un recours à la force. "Je préfère un accord avec l’Iran, sans nucléaire et sans missiles", a-t-il déclaré mardi soir lors d’une interview sur Fox News.
Le président américain a toutefois exprimé son scepticisme quant aux intentions du régime iranien. "Je ne sais pas si un accord est possible avec ce régime… Ils n’ont pas été honnêtes avec nous au fil des années", a-t-il affirmé. Évoquant la présence militaire américaine dans la région, il a ajouté qu’"une grande flotte est en route vers l’Iran", concluant que Téhéran aurait tort de refuser un compromis.
Donald Trump est également revenu sur les frappes américaines menées contre l’Iran en juin 2025. "Nous leur avons retiré des capacités nucléaires et nous en retirerons davantage cette fois-ci", a-t-il averti.
De son côté, Benjamin Netanyahou a quitté Israël mardi pour une visite officielle à Washington. Avant son départ, il a souligné qu’il s’agissait de sa septième rencontre avec Donald Trump depuis le début du second mandat de ce dernier, évoquant une relation "exceptionnelle" entre les deux pays et une proximité personnelle inédite avec le président américain.
Le Premier ministre israélien entend notamment aborder la question iranienne, alors que les inquiétudes sécuritaires restent vives à Jérusalem. Selon des informations militaires israéliennes publiées récemment, l’Iran accélérerait la reconstitution de son arsenal de missiles balistiques. Les nouvelles estimations évoquent entre 1 800 et 2 000 missiles disponibles dans les prochaines semaines.
À la veille de l’opération "Réveil du lion" de juin dernier, les services de renseignement israéliens estimaient que Téhéran disposait d’environ 3 000 missiles balistiques, avec l’objectif d’en posséder 8 000 à terme. Une progression jugée existentielle par Israël et présentée comme l’un des facteurs ayant conduit au lancement de l’opération militaire.