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Le Hamas réaffirme son refus de déposer les armes
Un responsable du Hamas soutient que les armes du Hamas sont indispensables à la "défense contre l’occupation", invoquant un prétendu "droit à la résistance"


Le Hamas a réaffirmé son refus catégorique de déposer les armes, en pleine négociation sur la poursuite du cessez-le-feu à Gaza. Husam Badran, membre du bureau politique de l’organisation, a déclaré mardi que l’exigence israélienne d’un désarmement total visait, selon lui, à bloquer la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord.
Cette seconde étape prévoit notamment le retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza, le lancement de la reconstruction des infrastructures, l’acheminement d’une aide humanitaire à grande échelle et l’ouverture de discussions sur l’avenir politique et administratif du territoire. Pour le Hamas, ces engagements ne peuvent être conditionnés à l’abandon de ses capacités militaires.
Badran a soutenu que les armes du Hamas seraient indispensables à ce qu’il qualifie de "défense contre l’occupation", invoquant un prétendu "droit à la résistance" qu’il estime protégé par le droit international. Il a affirmé que la question de l’armement relevait exclusivement d’un choix interne palestinien, rejetant toute ingérence extérieure.
Le responsable terroriste a également accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou de ne pas respecter ses engagements, notamment en ce qui concerne la réouverture du point de passage de Rafah et le retrait de zones où l’armée israélienne reste déployée. À l’inverse, il assure que le Hamas a respecté l’ensemble des termes de la première phase de l’accord.
Dans le même temps, des informations antérieures indiquent qu’un haut responsable du Hamas aurait proposé l’intégration d’environ 10 000 membres de l’organisation au sein d’une nouvelle force de sécurité opérant à Gaza, sous l’autorité d’un comité palestinien soutenu par les États-Unis. Une option rejetée fermement par Israël, qui s’oppose à toute participation du Hamas à une future gouvernance ou structure sécuritaire de Gaza.
Washington, de son côté, estime que le désarmement du Hamas pourrait être lié à une forme d’amnistie. Selon un responsable américain, cette approche s’inscrit dans le cadre du plan en 20 points présenté par le président Donald Trump pour l’après-guerre à Gaza.
Ce plan prévoit qu’après la libération de tous les otages, les membres du Hamas qui accepteraient de désarmer et de s’engager dans une coexistence pacifique pourraient bénéficier d’une amnistie, tandis que ceux qui choisiraient de quitter Gaza se verraient accorder un passage sécurisé vers des pays tiers. Donald Trump a toutefois averti à plusieurs reprises que le refus du Hamas de se désarmer entraînerait de lourdes conséquences.