L’ambassadeur d’Israël en France défend la voie diplomatique face à l’Iran
Joshua Zarka a également salué l’appel de Jean-Noël Barrot demandant la démission de Francesca Albanese


Invité de RFI, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, a salué l’appel du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, demandant la démission de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens. "Bravo la France", a-t-il lancé, estimant que cette prise de position constituait "un pas important" vers un réchauffement des relations franco-israéliennes.
Le diplomate a qualifié Francesca Albanese de "militante" ayant tenu à plusieurs reprises des propos relevant de théories complotistes et d’accusations infondées contre Israël. Interrogé sur une phrase controversée attribuée à la rapporteuse, qu’elle dément avoir prononcée, Joshua Zarka a maintenu qu’elle visait bien Israël en évoquant "l’ennemi commun de l’humanité". Pour lui, elle est "discréditée" et n’aurait "jamais dû occuper ce poste". Il précise toutefois que le problème ne réside pas dans l’existence même du mandat onusien, mais dans la personnalité de celle qui l’exerce.
Sur le plan bilatéral, l’ambassadeur reconnaît une période récente de "crise de confiance" entre Paris et Jérusalem, notamment après la reconnaissance d’un État palestinien par Emmanuel Macron. Il affirme néanmoins que les deux pays œuvrent à rétablir une relation plus constructive.
Évoquant la rencontre entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump à la Maison-Blanche, Joshua Zarka parle de relations "très proches et de confiance totale" entre les deux dirigeants. Il souligne que les discussions ont porté en priorité sur l’Iran et que les deux parties souhaitent donner une chance à la diplomatie. Israël, dit-il, privilégie une solution négociée pour mettre fin aux capacités nucléaires et balistiques iraniennes, tout en admettant qu’"il n’y a aucune confiance" envers Téhéran. Toute solution devra, selon lui, s’accompagner de mécanismes de vérification "très intrusifs".
S’il affirme qu’une intervention militaire n’est pas l’option souhaitée, il refuse de l’exclure totalement. L’objectif reste, insiste-t-il, d’empêcher l’Iran de conserver des capacités menaçant Israël. Il ajoute par ailleurs qu’Israël souhaite la chute du régime iranien, qu’il tient pour responsable de l’instabilité régionale.
Enfin, concernant Gaza, Joshua Zarka conditionne toute évolution, notamment sur le point de passage de Rafah, au désarmement du Hamas, estimant qu’aucun changement ne sera possible tant que le mouvement restera armé et présent sur le terrain.